La Desk de la Relève Nationale estime que l’insécurité dans certaines zones de l’Ouest et de l’Artibonite pourrait empêcher une half importante de la inhabitants de participer aux élections prévues en décembre. L’organisation appelle à mesurer publiquement l’accessibilité réelle des centres de vote avant le scrutin.
La Desk de la Relève Nationale (TRN) alerte sur les conséquences que pourrait avoir l’insécurité sur la participation aux prochaines élections en Haïti. Dans une nouvelle analyse, l’organisation estime que jusqu’à 29,28 % de l’électorat potentiel nationwide pourrait être exposé à un risque d’exclusion si les opérations électorales ne peuvent pas se dérouler normalement dans certaines zones de l’Ouest et de l’Artibonite.
Selon les estimations présentées par la TRN, environ 2,2 thousands and thousands d’adultes vivent dans le périmètre qu’elle considère comme particulièrement affecté par la crise sécuritaire dans ces deux départements.
L’organisation ne présente toutefois pas ces 2,2 thousands and thousands de personnes comme des électeurs qui seront nécessairement exclus. Son analyse repose sur différents scénarios destinés à mesurer les conséquences possibles d’une dégradation des situations d’accès au scrutin.
Dans le scénario le plus sévère, où l’ensemble du périmètre étudié deviendrait électoralement inaccessible, la TRN estime que 363 600 suffrages potentiels pourraient manquer, soit l’équivalent de 29,28 % de l’électorat potentiel retenu dans son modèle.
L’organisation examine cet ordre de grandeur aux écarts observés lors des précédentes élections présidentielles. Elle rappelle qu’en 2011, la différence entre les deux principaux candidats était de 380 239 voix, contre 382 939 voix lors du scrutin de 2016.
Pour la TRN, cette comparaison montre que l’impossibilité de voter dans une partie importante du territoire pourrait avoir des conséquences directes sur la représentativité et la légitimité politique du résultat.
L’analyse look at également des scénarios intermédiaires. Si 25 % des électeurs du périmètre concerné étaient empêchés de participer, la TRN estime qu’environ 90 900 suffrages pourraient manquer.
Plus le niveau d’inaccessibilité augmenterait, plus le risque de contestation de la représentativité du scrutin deviendrait vital, estime l’organisation.
La TRN insiste particulièrement sur la distinction entre abstention volontaire et exclusion forcée.
Un citoyen qui choisit de ne pas voter exerce, selon l’organisation, une liberté différente de celui qui souhaite participer au scrutin mais en est empêché par la présence de groupes armés, la fermeture des routes, l’absence de centres électoraux opérationnels ou l’impossibilité de se déplacer.
Cette distinction prend une significance particulière dans un pays où la participation électorale est historiquement faible.
Selon les données reprises par la TRN, environ 1 061 089 bulletins avaient été comptabilisés lors du cycle électoral de 2010-2011, correspondant à un taux de participation de 22,52 %. Pour le cycle de 2016-2017, quelque 1 120 663 votes avaient été enregistrés, pour un taux de 18,11 %.
Dans ce contexte, l’organisation estime qu’une exclusion territoriale importante pourrait accentuer davantage le problème de représentativité des establishments points des urnes.
Pour limiter ce risque, la TRN formule quatre recommandations avant la tenue des élections.
Elle réclame d’abord la publication d’une matrice d’opérabilité électorale permettant de connaître la state of affairs réelle dans chaque commune, part communale et centre de vote.
L’organisation demande également que les autorités distinguent le nombre théorique d’électeurs inscrits du nombre de personnes pouvant effectivement accéder à un centre électoral opérationnel.
Elle recommande en outre la mise en place d’un mécanisme vérifiable permettant aux personnes déplacées à l’intérieur du pays de s’inscrire et de voter sans être contraintes de retourner dans des zones dangereuses.
Enfin, la TRN réclame des critères objectifs permettant de déterminer quand une élection doit être reportée ou reprise localement, avec un mécanisme de vérification indépendant.
Le premier tour de l’élection présidentielle et des législatives est actuellement fixé au 13 décembre 2026 par le Conseil électoral provisoire. Le CEP a toutefois reconnu que le respect du calendrier dépend notamment des situations sécuritaires et de la disponibilité des ressources nécessaires.
Pour la Desk de la Relève Nationale, l’enjeu dépasse donc le easy respect d’une date.
« Une élection peut survivre à l’abstention. Elle ne peut produire un mandat nationwide sturdy si une half déterminante du pays est empêchée de voter », conclut l’organisation.
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